14 mai 2012

Coffe & Ecrins

Trois journées de ski de Montagne au cœur d'un mois d'avril bien perturbé.

Vendredi matin je fais la connaissance de Teddy Infirmier , Philippe météorologue et Laurence journaliste. Il s'offre à nous trois jours sur le secteur du glacier blanc en ski de rando. C'est un secteur que j'apprécie bien en skis.
Petit clin d’œil aux collègues guides croisés ce jour là en raquettes. Good luck.

La première journée se passe bien et nous arrivons en début d'après midi au refuge du glacier blanc. Le jour blanc ne nous incite pas à poursuivre vers le col de Monetier. Aussi nous ferons des manips sur la terrasse du refuge : mouflages, remontée sur corde, corps mort…. Tout y passe. 
 Samedi 5 heures il fait beau. Nous quittons le refuge skis aux pieds. Nous avançons bien et les premiers rayons du soleil nous réchauffent à l'entrée du grand plat des Écrins. Le paysage d'hiver est magnifique. Le secteur est désert. Un fort vent du sud nous accompagne et nous pousse heureusement dans la bonne direction. Arrivés sous la pointe Louise, certains de mes compagnon sont déjà bien fatigués par manque d'acclimatation à l'altitude. Nous nous dirigerons donc vers le sommet de Roche Faurio. La progression se fait plus lente, il faut composer avec les rafales de plus en plus violentes. Arrivés sur l'épaule vers 3600 M nous ne pouvons plus tenir debout. Les rafales sont d'une violence extrême. 14O kms/h relevés sur le secteur ce jour là. Demi tour non loin du sommet. Nous passons la nuit au refuge des Écrins .


Le lendemain je me lève : à 5 heures, mauvais temps; 6 heures, très mauvais; 7 heures tout le monde tourne en rond dans le refuge. Dehors c'est le gros mauvais temps avec neige, vent, brouillard. Les plus courageux sont allés aux toilettes situés à l'extérieur du refuge. Moi je bois du café. 9h pas d'amélioration : encore un petit café! Deux litres (de café) plus tard, je décide de redescendre. Tout le monde me regarde bizarre. Genre, ils vont sortir?. Dehors c'est l'enfer blanc. Ce jour là pas de gps :erreur! En tant que local, je ne pensais pas être obligé un jour de sortir les instruments pour relier le refuge des Écrins à celui du glacier blanc. Et bien si !
Je n'avais jamais été aussi heureux de pousser la porte du refuge du glacier blanc. Après un petit café (eh oui encore un) nous décidons de rentrer à la voiture. Trop moche. 12h 30 nous sommes en bas. Juste à temps pour un petit resto à Vallouise. A la question du serveur désirez vous un café nous avons répondu en cœur : "non merci". 

 Pas de sommet pour le groupe certes; mais de beaux moments de montagne dans la tempête. C'est aussi ça la montagne, qu'il fasse beau ou mauvais il y a toujours une aventure à vivre. Mention spéciale au groupe particulièrement sympa et ce malgré les conditions.

Sylvain le guide.

1 commentaire:

  1. Quand tu veux au bureau pour te faire payer un petit caf'....(ah ah..)il y fait chaud !!
    Sophie - Montagnes de la Terre

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